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Le mouvement de Transition

Crédit image: Mouvement Transition

Lorsqu’on parle des changements actuels dans l’économie, inévitablement on se heurte à la vision pessimiste de la décroissance. Certains iront même jusqu’à prédire que nous retournerons à des conditions de rude misère, où le confort ne sera qu’un doux souvenir pour ceux qui l’auront connu.

Nous assistons effectivement dans quelques endroits du monde à une dégradation très rapide des conditions de vie, et la cause de cette misère saute aux yeux: l’économie est passée à une échelle globale, éloignée du citoyen moyen.

Ces jeux de chiffres, de cotes et de décotes auxquelles on accorde une importance dramatique dans les médias n’affectent en rien la qualité de vie de ceux qui « s’amusent avec un air grave » à les manipuler. En Grèce, ce sont des pères de famille respectables et fiers qui en sont aujourd’hui réduits à fouiller dans les poubelles des supermarchés pour nourrir leurs enfants pendant que les décideurs décident pour eux, rassemblés autour des meilleures tables.

Alors des initiatives d’entraide surgissent; on voit des fermiers locaux apporter leurs surplus de production en ville afin d’aider les compatriotes démunis. Il s’agit sans doute du début de quelque chose, de l’illustration d’une nouvelle organisation, de la résilience face au choc…peut-être est-ce même une leçon pour nous tous, les autres, qui nous croyons à l’abri. Si vous aviez demandé au bon père de famille grec de nourrir ses enfants avec des déchets, l’an dernier, il vous aurait trouvé ridicule. Aujourd’hui, c’est une question de survie pour lui.

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Le coltan: du sang dans votre portable

Je me disais dernièrement que je devrai bientôt changer mon téléphone intelligent. Non mais c’est la vraie misère ! Ayez pitié : il fonctionne sous Androïd 2.1, et pas moyen d’upgrader sans bousiller la garantie ou l’accès au service technique de mon fournisseur. Et pour ceux à qui ça ne dit rien: Androïd 2.1, c’est de la préhistoire.

En fait, j’ai longtemps résisté avant de prendre ce plus-que-téléphone. Avant lui, j’en avais un qui faisait bien son travail: il sonnait quand quelqu’un m’appelait et je pouvais même placer des appels ! Mais un jour, le fournisseur m’a mis ce nouveau joujou entre les mains (de force !) en me disant qu’il était temps de migrer: le réseau passait au 3G.  Finalement, j’ai constaté à quel point toutes ces fonctionnalités manquaient à mon bonheur, si bien que ma vie entière s’est retrouvée mise en conserve dans la petite boîte.

C’est donc toute persuadée que la loi de l’évolution me mènerait jusqu’au magasin très bientôt que j’avalais mon café ce matin, un oeil sur les messages dans mon bidule, et l’autre oeil désaxé vers ma télé. Je n’ai pas mis bien longtemps à aligner mes deux yeux sur la télé: on y diffusait un reportage sur le coltan.

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Airdrop: technologie pour récolter de l’eau

L’australien Edward Linacre, diplomé en design de l’université Swinburne, vient de remporter le Prix James Dyson pour son invention qui récolte l’eau contenue dans l’air, même sous des conditions d’extrême sécheresse.

Linacre a été touché par le taux de suicide élevé parmi les agriculteurs australiens, fortement affectés par une sécheresse sans précédent. Les scientifiques prévoient que la situation continuera de s’aggraver en Australie.

Diverses technologies de condensation existent déjà mais leur coût élevé et leur complexité les rendent inaccessibles au marché rural des fermiers. Le lauréat a voulu démocratiser l’accès à cette ressource par une technologie simple et peu coûteuse.

Lors d’une sécheresse, la température ambiante élevée favorise l’évaporation de l’eau contenue dans le sol et dans les végétaux. Cette humidité se retrouve dans l’air. L’ Airdrop recueille cette eau évaporée par une turbine qui entraîne l’air ambiant sous terre, à travers une tuyauterie qui rafraichit rapidement l’air à la température du sol et y atteint un taux de 100 % d’humidité. Cette eau de condensation est récupérée dans un réservoir, puis distribuée vers les racines des végétaux par un réseau d’irrigation souterrain.

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Fermier de famille

La saison des récoltes est terminée. La semaine dernière nous avons dit au-revoir à notre fermier de famille. C’était une nouvelle expérience pour nous que d’acheter la totalité de nos légumes directement d’un agriculteur bio local. Une belle expérience estivale, en somme. Nous répéterons l’an prochain.

Je vis en ville. En bonne citadine, j’ai fait mille fois le vœu pieux de défricher un bout de mon terrain pour y planter des choux zé des carottes. Mais le problème avec ce projet, c’est que je ne sais pas comment faire, que ça ne fait pas partie de la culture des gens qui m’entourent (c’est donc difficile de prendre conseils), et puis…je n’ai simplement pas le temps de m’occuper d’un jardin (ou bien il faudrait que j’opère quelques gros changements dans mon mode de vie, disons). De toute façon, je suis certaine que si je faisais un jardin, toutes les limaces du quartier se donneraient rendez-vous chez-nous; j’ai ce genre de chance-là.

Alors, cette année, j’ai découvert une solution parfaite pour les gens comme moi: le programme des fermiers de famille du réseau ASC (Réseau d’agriculture soutenue par la communauté) parrainé par l’organisme Équiterre. Ce réseau est le plus important du genre au monde avec plus de 10 000 familles québécoises qui en profitent.

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